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Posts Tagged ‘commerce équitable’

Sur ce site vous trouverez un listing des actions pour environnement entreprises par les grandes entreprises ainsi qu’un listing des entreprises qui au contraire ont un impact négatif sur l’environnement.

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Les présentations précédentes ont eu l’utilité d’exposer les cadres théoriques et de l’utopie pratique que peut engendrer l’intégration des valeurs responsables aux pratiques d’achats.

Théoriquement, pour une entreprise, adhérer à un processus tenant des principes de la RSE, c’est promouvoir le respect d’un certain équilibre entre les parties prenantes à un projet donné. Le but premier étant d’en faire un moteur de rattrapage économique et social, pour les démunis et les laissés pour compte avec, en filigrane, la conservation et la protection de l’environnement. Ce qui en découlerait, toujours en théorie, est une connivence entre les parties prenantes au même but, et qui, dans une société de communication, prouverait le bon sens et la bonne volonté de chaque entité participant au projet. Or, la pratique démontre une réalité quasi contraire. La tendance est au marketing et à la projection d’images assez larges et brillantes pour dissimuler des actes incohérents.

En effet, il est à croire que la souscription à des valeurs de la RSE se matérialise le plus souvent dans le sens inverse de la théorie. Ce ne sont plus les résultats des actions volontaires, en aval, qui véhiculent les images de responsabilité, mais il semblerait que seule l’adhésion, en amont, est susceptible de prouver les pratiques éthiques et responsables des entreprises.

Sur ce tableau, on peut accrocher l’exemple de « Max Havelaar ». Dans un article paru dans le « Monde Diplomatique » du mois de septembre, une dénonciation est faite de l’ambiguïté du commerce équitable. En résumé, il est fait état du rapprochement de l’association « Max Havelaar » de certaines entreprises dont les pratiques sociales sont loin d’être des exemples.

Dans cette optique, la pratique des achats responsables se pose sur deux niveaux : les plateformes d’achats ou les acheteurs de professions, et les consommateurs ordinaires.

Le premier volet explore et montre l’aspect mercantile et concurrentiel. Le rapprochement de la marque « Max Havelaar » avec certaines grandes entreprises a induit un effet contraire aux principes de base de la marque. Les petits producteurs sélectionnés et subventionnés par la marque sont désormais sur le palier du marché concurrentiel et en proie aux pressions de grands acheteurs dont les produits en distribution porteront le logo « Max Havelaar ». La pratique est telle que, pour le café, les prix à la livre sont imposés par FLO – Max Havelaar quel que soit le prix proposé au consommateur final. Les grands groupes s’engagent à payer ce prix minimum aux producteurs sans s’engager sur les volumes. Par la suite, leurs déclarations de « pratiques responsables » engendrent des profits substantiels sur les cours du marché mondial.

Du point de vue du consommateur final, un produit estampillé « Max Havelaar » joue le rôle de réconfort de conscience : payer plus cher en croyant en la bonne répartition des marges entre les différentes parties prenantes. Les rémunérations perçues par des petits paysans, dans la filière du coton malien par exemple, sont désormais fixées par le marché où opèrent de puissants groupes financiers ou agroalimentaires, qui opposent ces mêmes rémunérations « équitables » aux dividendes de leurs actionnaires.

Ces pratiques témoignent d’une certaine instrumentalisation du commerce équitable : un outil marketing mettant le voile sur des enjeux économiques dépassant l’utopie de la RSE.

L’affaire du coton malien remet en cause la crédibilité éthique de la marque « Max Havelaar », en prenant en compte les résolutions lucratives de la culture d’OGM par la transnationale Dagris.

Que dire du café équitable « Max Havelaar » servi chez McDonald’s dont les pratiques sociales sont présentées comme violentes.

Ceci pour dire que les considérations portant sur des pratiques d’achat responsable peuvent être corrompues par des maquillages éthiques, dont la pseudo-garantie (Max Havelaar) semble y être incorporée. L’intitulé « à l’intérieur de l’enclos privé » pense à démontrer, en premier lieu, les activités internes au processus d’achat des entreprises. C’est-à-dire que les enseignements de la RSE doivent porter d’abord sur nos propres pratiques avant d’envisager un débordement ou « externalité » sur les autres parties prenantes.

 

Extrait d’une présentation sur le thème des achats durables en entreprise réalisée par Zofia Zusman, Luisa Castro et Nabil Ben Ammar à l’université de Lille 1 en novembre 2007. Cet extrait présente une analyse critique de la problématique, réalisée par Nabil Ben Ammar.

 

 

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