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Archive for the ‘5- Les moins bonnes pratiques’ Category

La multinationale britannique BP qui changea son slogan pour « Beyond Petrol » a du mal a respecter la ligne de conduite « verte » qu’elle s’est fixée.

 

C’est BP America qui est plus particulièrement visé ici à travers sa raffinerie de Whiting au bord du lac Michigan. Après avoir demandé et obtenu de l’Etat de l’Indiana une augmentation de la quantité de polluants rejetés dans le lac (notamment +54% pour l’ammoniaque!), le PDG de la filiale a finalement annoncé, sous la pression de l’opinion public entre autre que la firme n’augmenterait pas ses rejets polluants. Elle conserve toutefois les acquis obtenus de l’Etat.

 

La encore il convient de s’interroger sur le paradoxe auquel toutes les firmes pétrolières doivent faire face, à savoir d’un coté se donner une image plus propre et de l’autre faire face à l’augmentation des coûts (économiques et environnementaux) dues à l’épuisement de cette ressource naturelle.

Pour plus de détails, consultez ici cet article paru sur le site de Novethic.

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Dans la sixième édition de son « Guide pour une hi-tech responsable », Greenpeace donne pour la première fois la note minimale, c’est la multinationale japonaise Nintendo qui récolte de bonnet d’âne. Le trio de tête est Sony Ericsson, Samsung et Sony.

Ce guide donne une note sur dix aux dix-huit plus gros fabricants mondiaux de téléphones mobiles, d’ordinateurs, de téléviseurs et de consoles de jeux d’après les informations qu’ils mettent à la disposition du grand public sur leurs sites Internet et selon plusieurs critères (recyclage, gestion des produits dangereux, communication…).

Après Apple, resté dernier du classement pendant un semestre entier (remonté à la 11e place depuis), Greenpeace s’attaque à Nintendo qui paye le manque d’informations disponibles sur ces produits.

L’intérêt de ce classement est de pousser les entreprises concernées à corriger ce défaut d’informations, les dernières places du classement pouvant avoir un impact sur l’image de l’entreprise. Au final, le consommateur se retrouve mieux informé (s’il le désire).

Il faut toutefois relativiser ce classement compte tenu de sa simplicité et de la subjectivité des critères retenus. La Wii, produit phare de Nintendo consomme moins d’énergie que ses concurrents malheureusement ce critère n’entre pas en compte pour ce classement…

 

Retrouvez l’article sur le Weblog de Greenpeace ici, ou le détail du classement la (en anglais) ou sur le lien en début d’article pour la version française.

 

 

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Les compagnies minières qui exploitent la zone sud du Karst pour son gypse (utilisé pour la fabrication du plâtre) à Sorbas (Espagne), ont décidées de fixer les limites de leurs concessions minières au-delà de celles fixées par la loi de la Communauté autonome d’Andalousie.

Ces multinationales ne respectent pas non plus les limites du site naturel du karst de Sorbas. Elles laissent même les affiches publiques à « l’intérieur de leur zone » (Voir Photo).

Photo: Espeleo Club Almería (March 2004)

Ainsi, il est surprenant que les multinationales Knauf (allemande) ou British Plaster Board (anglaise), toutes deux implantées à Sorbas, communiquent sur leur politique environnementale et soient parmi les entreprises de l’UE qui incorporent le gypse synthétique dans leurs produits (spécialement dans leurs pays d’origine). Elles promettent ainsi le respect de la nature dans leurs activités. Pourtant, elles n’ont pas le même soin de l’environnement en Andalousie, que dans leurs pays d’origine. Etant donné que l’Andalousie est une communauté aussi européenne que n’importe quel Lander allemand, comment se fait-il qu’il y ait tant de différences quant à l’exploitation des ressources naturelles et le respect de la nature ?

Selon José María Calaforra, chercheur en géologie dans l’université d’Almería (UAL), « l’obtention de gypse par le biais de carrières diminue en Europe en général, mais en Almeria augmente, même dans les sites naturels (surprenante la politique environnementale !) ».

 

Dans notre dernier article, nous avons parlé de législations et des réglementations vis-à-vis de l’environnement dans les pays en développement. Ici, nous parlons de l’Espagne, un pays développé et membre de l’Union Européenne, néanmoins nous voyons que les abus existent aussi. Quand ces cas se présentent, ce qui nous surprend le plus c’est que le gouvernement permet ce genre d’irrespect contre leurs espaces naturels.

Les entreprises multinationales doivent commencer à faire la différence entre ce qui est conservable et ce qui est exploitable. A défaut, un control et un renforcement de la législation en matière d’environnement est nécessaire.

 

Nous voulons remarquer que les deux multinationales citées plus haut, stipulent dans leurs sites web être environnementalement responsables. Ainsi, Knauf dans sa rubrique « Missions and Values » se dit « adhérer aux principes de développement durable et à conserver l’environnement ». De son côté BPB se dit dans son « Mission Statement » être « un membre responsable de ses communautés, localement, nationalement et globalement ».

 

Deux exemples de plus de multinationales qui se disent responsables mais qui dans la pratique ne le sont pas. Soyons donc méfiants de toute opération de communication et de marketing menés par les grandes entreprises.

Ceci dit, nous ne sommes pas en désaccord avec la communication des bonnes pratiques environnementales. Mais nous pensons que pour les communiquer, ces « pratiques » doivent être opérationnelles, autrement dit, elles ne doivent pas rester sur le papier.

 

Pour plus d’informations :

 

http://www.almediam.org/noticias/Noticias_370.htm

Multinacionales, medio ambiente y el paraje natural del karst en yeso de sorbas (Quelques passages de cet article ont été traduits partiellement)

http://www.bpb.com/main.asp?page=7

Misión Statement

http://www.knaufinsulation.com/en/about_us_about_Knauf_Insulation

Saving Energy for our environment

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Les entreprises multinationales possèdent le potentiel pour introduire des technologies qui respectent l’environnement. Dans ce cas, les investissements d’entreprises qui ont adoptés des démarches responsables peuvent avoir un impact positif dans les pays en développement (PVD). Cependant, il faut tenir compte certains paramètres, tels que les lois présentes dans ces pays et le degré d’implication des entreprises à cette problématique.

Le pays d’accueil doit faire de son mieux pour contrôler et vérifier ces pratiques environnementales. Le but est d’éviter que les multinationales s’implantent dans ces pays pour avoir une marge de manœuvre plus ample sur leurs activités. En effet, dans les PVD les lois sur l’environnement sont moins nombreuses et surtout moins strictes que dans les pays développés. Ainsi, la réglementation environnementale dans ces pays doit s’endurcir, surtout dans les secteurs fortement polluants (le secteur chimique, pétrolier, d’acier et du ciment etc.)

Les mesures de prévention appliquées par les multinationales ont des avantages environnementaux mais aussi économiques. Dans certains cas, ce processus de prévention peut générer des économies. Comme souvent, mieux vaut prévenir que guérir.

Pour des raisons de pauvreté et de manque de moyens (pour lutter contre la pollution et pour protéger l’environnement) les IDE sont bienvenus dans le PVD selon Daniel Chudnovsky, chercheur et maître de conférences à l’Université San Andrés (Argentine).

Selon Michel P. Todaro et Stephen C. Smith dans leur livre Economic Development, contrairement à ce que l’on pense, les pays sous développés et les PVD polluent énormément. Cela est du essentiellement à un manque d’infrastructure et de moyens pour prévenir les contaminations (sous investissement dans le traitement des déchets, de l’eau…).

En investissant dans un PVD, une multinationale qui a intégré des pratiques environnementales dans son activité participe à l’amélioration du niveau de vie du pays (création d’emploi, construction d’infrastructures…). De plus, elle est susceptible de créer une conscience environnementale dans ces pays où les populations sont très peu sensibles à ces sujets. Il en va de même pour une multinationale qui a intégré une politique d’achats durables dans son activité. En effet, elle peut avoir une influence positive sur ses sous-traitants et fournisseurs et à terme sur leur gouvernement.

Pour finir, les multinationales doivent respecter leurs engagements pris à travers les chartres qu’elles élaborent. L’entreprise doit aller au delà des législations des pays dans lesquels elle s’implante (souvent faibles voire inexistantes). De cette façon, l’entreprise devient un exemple à suivre pour d’autres. C’est à elle de sensibiliser ses parties prenantes (consommateurs, fournisseurs, actionnaires, sous traitants, la communauté…) sur sa démarche. A terme, de telles démarches peuvent amener le renforcement des lois sur l’environnement.

Toutefois, il existe des multinationales qui se disent responsables vis-à-vis de l’environnement mais qui ne le sont pas dans la pratique. En outre, l’activité d’une multinationale peut occasionner la dégradation des ressources naturelles. Dans tous les cas, il faut aborder le sujet des IDE dans les PED avec une certaine prudence. Il y a pour l’instant très peu d’entreprises multinationales qui ont adoptées une démarche durable de façon opérationnelle.

Voici deux exemples de pratiques environnementales dans les pays en développement.

  • Le coton bio au Mali

Le Mali est un pays du Nord Ouest africain où 80% de la population dépend de l’agriculture et de la pêche. Son deuxième produit d’exportation est le coton. Helvetas (association suisse pour la coopération internationale) soutient la production de coton bio-équitable dans ce pays. Le but étant de préserver l’environnement et de garantir un revenu juste pour les paysans. La production du coton demande une quantité considérable d’engrais et de pesticides, ce qui est très néfaste pour l’environnement. De plus, le prix des engrais et pesticides est très élevé et les producteurs de coton sont souvent obligés à s’endetter pour pouvoir se procurer ces substances chimiques. Ils sont aussi confrontés aux variations de prix de coton au niveau mondial. Suite à la chute de cours de coton sur le marché en 2005 les paysans produisent à perte. Il est donc de l’intérêt des producteurs de se tourner vers le coton bio-équitable. Pour que son coton soit labélisé Max Havelaar, le paysan doit démontrer qu’il n’utilise pas des pesticides, de plus, il doit pratiquer la rotation de cultures. Dans un pays où la monoculture est toujours très présente, ces pratiques peuvent aider à limiter la baisse de la fertilité des sols.

Seul 1% des producteurs de coton produisent du coton bio-équitable. Même si ce pourcentage ne cesse d’augmenter, il est loin d’être significatif et par conséquent son impact sur l’environnement est limité.

En Suisse les principaux distributeurs de coton labélisé sont: Migros, Marks & Spencer, Manor et Hessnatur.

 

  • Rhodia en Chine

 

Rhodia est un groupe chimique français qui emploie 3000 salariés en Chine.

Il a signé en 2005 « l’accord mondial de responsabilité » avec la fédération internationale de syndicats de la chimie, de mines et de l’énergie (ICEM). Rhodia permet la visite des syndicats occidentaux dans ses usines. Ils peuvent, en effet, vérifier si l’entreprise répond aux engagements sociaux et environnementaux fixés par cet accord.

Jusqu’à présent, le bilan donné par l’ICEM sur Rhodia est positif. De plus, l’entreprise forme et sensibilise ses employés et sous-traitants au développement durable. Parallèlement, elle intègre une politique d’achats durables dans ses activités.

Pour un complément d’informations :

  • Le Monde.fr : Rhodia se veut employeur modèle en Chine

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-973457@51-973547,0.html

  • Le coton équitable, trop bio pour être vrai ?

http://www.infosud.org/showArticle.php?article=1146

  • Inversiones en el medio ambiente

http://www.ourplanet.com/imgversn/134/spanish/chud.html

Daniel Chudnovsky est chercheur et maître de conférences à l’Université de San Andrés (Argentine). Il est aussi le directeur du centre d’investigation pour la transformation. Commerce International et Economie de Développement.

[2] Economic Development (2005). M.P. Todaro et S.C, Smith.

 

 

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