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Archive for the ‘4- Les bonnes pratiques’ Category

Lafarge, numéro 1 de l’industrie du ciment a crée un partenariat avec WWF (The World Wide Fund) en 1998 qui a été ensuite reconduit en 2005. Lafarge s’engageait dans le programme de conservation de la nature. Le but de ce programme est principalement de réduire les émissions de CO2 de 10% pour 2010, en utilisant des énergies renouvelables et de restaurer les carrières pour favoriser le retour de la faune et de la flore dans les lieux et ainsi favoriser la biodiversité.

La fondation a mené des études sur la façon dont Lafarge produit, ce qui l’a conduit à construire une stratégie environnementale pour le groupe. WWF conseille le groupe dans l’implantation de nouvelles carrières pour éviter les impacts négatifs sur la biodiversité en soignant l’exploitation. L’accompagnement va jusqu’à la fin de l’exploitation pour favoriser la réapparition des espèces.

La multinationale a renforcée sa politique environnementale en implémentant des indicateurs de performance, basés sur des critères extra-financiers (audits environnementaux, réduction de la consommation des énergies non renouvelables, recyclage etc.). Ces indicateurs nous permettent de voir les progrès faits par le groupe en matière environnementale.

La politique environnementale, fait aujourd’hui partie intégrale de la stratégie du groupe. Environ 20% du capital investit dans une nouvelle exploitation, est destiné à des méthodes permettant de diminuer l’impact de leur activité sur l’environnement.

Lafarge impose cette politique aussi aux entreprises avec lesquelles elle signe des contrats. Par exemple : Contrat entre Lafarge et Hima Ciment. Lafarge devait contribuer avec Hima Ciment pour augmenter sa capacité de production de 350000 à 850000 tonnes au Kenya. Pour cela Hima a du investir dans des énergies renouvelables et dans des matériaux plus responsables vis-à-vis de l’environnement. De plus, Hima devait s’engager à planter 531000 arbres dans la communauté et dans des anciennes carrières pour les réhabiliter. Cette plantation et l’utilisation des énergies renouvelables a permis à Hima de réduire ses émissions en CO2 de 78520 tonnes. Maintenant la compagnie a pour objectif de planter 40000 arbres de plus.

Pour Lafarge le respect de l’environnement est une condition nécessaire pour soutenir la performance économique. La multinationale possède 1000 sites exploités dans le monde, desquels 20% rentrent dans le partenariat avec WWF. L’objectif fixé par l’entreprise pour la fin de l’année 2007 était de 25%.

Nous trouvons un partenariat qui a marché. Ce partenariat est basé sur le long terme ce qui fait son premier atout. De plus, il y a un intérêt de deux côtés. Du côté de Lafarge de pouvoir produire d’une façon plus responsable vis-à-vis de l’environnement et de la communauté. Ses actions permettent d’améliorer son image et de justifier l’ouverture de nouvelles carrières.

Pour WWF, c’est un moyen d’inciter d’autres entreprises à s’engager dans des programmes pour protéger l’environnement.

Nous pouvons donc placer Lafarge et son partenariat dans deux catégories : intégration forte de la RSE dans les opérations et dans la stratégie de l’entreprise ou intégration d’objectifs faible (une façon de retarder l’évolution de son activité et de modifier son produit).

Dans le deux cas, nous voyons sa démarche plutôt positive. D’un côté parce que ce partenariat se base sur des objectifs à long terme, et d’autre part parce que si l’on relativise les intérêts à Lafarge ne sont pas d’arrêter son activité, sinon de mieux produire. C’est justement ce que cette entreprise est entrain de faire. C’est un exemple à suivre par les autres industries fortement polluantes (pétrolière, chimique…)

 

Pour plus d’information :

http://www.lafarge.fr/wps/portal/4_4_1-Profil_de_l_activite

http://www.peopleandplanet.net/doc.php?id=1383

http://allafrica.com/stories/200712210101.html

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Electrabel et Volvo ont investit 10 millions d’euros dans la construction de la première usine de production de véhicules qui n’émet pas de CO2. Cette usine se trouve à Gand et tourne à plein régime depuis décembre 2007. Les énergies renouvelables sont la source de chauffage, eau chaude et une partie de l’électricité consommée par le site (chauffage et eau chaude fournis par des déchets de bois arrivant des pays bas, utilisation des éoliennes, qui fournissent à moitié les besoins en électricité et des panneaux solaires). Les autres besoins en électricité proviennent des centrales hydrauliques de Suez en France.

De plus, la mini- centrale est construite avec des matériaux durables. Aujourd’hui Volvo (à Gand) n’émet pas de CO2, tandis qu’en 2004 ses émissions de C02 étaient de 14000 tonnes.

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Ce dispositif a été étudié pour être rentable pour Volvo, responsable vis-à-vis de l’environnement et de la commune. De plus, les contrats signés avec les fournisseurs (notamment Suez) sont d’une plus longue durée, ce qui favorise les relations entre les deux parties.

Pour plus d’information :

http://www.automobile.lycos.fr/actuauto/volvo-fait-dans-l8217energie-r?nav_pg=1

http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/300300.FR.php

http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/3314/article.html

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Les graisses saturées dans les produits Frito-Lay n’étaient pas le seul problème rencontré par cette multinationale. Les dirigeants se sont rendu compte que la consommation excessive d’énergie n’était plus soutenable. A cet effet, ils ont décidé d’adapter l’usine de Casa Grande – Arizona avec des technologies responsables et écologiques, leur permettant de faire des économies et en même temps de respecter l’environnement. Ce changement est prévu pour 2010 et va permettre à l’usine de réduire la consommation d’eau et d’électricité de 90%. Ainsi, les épluchures de pomme de terre serviront comme engrais pour fertiliser la terre. L’eau va être recyclée pour produire de l’électricité et du gaz méthane pour les friteuses. De plus, Frito-Lay pense développer un système de toit photovoltaïque sur 20 hectares. Tout compte fait, il est possible de réduire les coûts et augmenter sa performance tout en respectant l’environnement.

Plus d’information sur :

  • Le magazine « Time ». December 3, 2007
    • Potato Chips Go Green. Page 10 & 11

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PPR (anciennement Pinault-Printemps-Redoute) a annoncé récemment la création d’une direction de la responsabilité sociale et environnementale au sein du groupe qui aura, entre autres, pour fonction de coordonner les différents projets existants, mais surtout de « donner une dimension stratégique à cette fonction ».

Depuis plusieurs années le groupe PPR s’est évertué à promouvoir des initiatives dites responsables notamment à travers son association SolidarCité crée en 2001 et à s’interroger sur l’impact que ces différentes activités ont sur l’environnement à travers différents rapports sur la RSE.

Il faut néanmoins préciser qu’il s’agit ici principalement sinon uniquement de communication. Placer à la tête de cette direction, le responsable de la communication en est un signe clair voir même limite provocateur à une époque où le « green washing » est monnaie courante.

Avoir une image verte est sans aucun doute et de plus en plus un avantage, il est donc normal pour les entreprises de chercher à améliorer notre perception de l’entreprise. Pour y parvenir il semble encore que la balance penche en faveur de la communication au détriment de l’action et d’engagements concrets.

Espérons tout de même que cette direction sera à même d’insuffler un nouvel élan au groupe à travers de nouvelles initiatives en faveur de la protection de l’environnement.

Retrouvez l’article ici, paru sur le site de Boursorama ce qui montre bien qu’une bonne image peut améliorer le cours du titre…

 

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