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Archive for the ‘2- Principales définitions’ Category

 

Le magazine hebdomadaire britannique The economist a publié dans son numéro du 19 janvier 2008 un très intéressent « special report » consacré à la RSE (Corporate social responsibility). Divisé en 10 rubriques dont 8 articles, ce reportage permet de bien cerner les différents enjeux de la RSE en alternant théorie et exemples concrets.

 

Le premier article, Just good business constitue une sorte d’introduction où va être expliciter l’origine de la RSE, sa définition (les 3 axes), la confusion qui règne avec la multiplication des termes qui désignent la RSE. L’essor du concept est illustré à l’aide graphique pour davantage de lisibilité et grâce à des études scientifiques solides. L’aspect stratégique pour les entreprises est également abordé ainsi que les formations universitaires orientées vers la RSE…

C’est donc un panorama précis sur la RSE que nous offre ici The economist. Une base solide pour quiconque souhaiterait comprendre ce concept.

Il est important de préciser que ces articles parlent de la RSE dans son approche anglo-saxonne qui se distingue de l’approche latine. En effet, une entreprise qui investit une partie de ses bénéfices dans une fondation (à caractère humanitaire par exemple : la fondation de Bill Gates) sera vu comme une entreprise responsable dans l’approche anglo-saxonne. L’approche latine met l’accent sur l’activité même de l’entreprise. Alors qu’une entreprise sera responsable, dans l’approche latine, si elle prend en compte dans sa façon de produire des critères éthiques.

La différence n’est pas mince, dans le premier cas, il apparaît que l’on puisse compenser des activités nuisibles (sur l’environnement, sur les salariés…) par la création ou le soutien d’associations dans des domaines qui ne sont pas du tout en rapport avec l’activité de la firme. Dans le second cas, une démarche responsable signifie intégrer des critères éthiques dans la stratégie de l’entreprise pour réduire ou supprimer les activités génératrices de nuisances.

Les autres articles traitent entre autres de l’environnement, de l’efficacité de la RSE (The next question – Does the CSR work ?) mais aussi sur le comportement des consommateurs ou le caractère mondial du concept (Going global)…

Retrouver tous les articles de ce « special report » dans la colonne Related item présente sur chacun des articles. Vous y trouverez également des interviews, des offres d’emplois et les sources…)

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La Responsabilité Sociale des Entreprises (Corporate Social Responsability) est la déclinaison des principes du développement durable à l’échelle de l’entreprise.

 

La plupart des définitions de la RSE décrivent ce concept comme l’intégration volontaire des préoccupations sociales et écologiques des entreprises à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes.

 

« Être socialement responsable signifie non seulement satisfaire pleinement aux obligations juridiques applicables, mais aussi aller au-delà et investir davantage dans le capital humain, l’environnement et les relations avec les parties prenantes. » (définition du livre vert de la Commission européenne)

 

La RSE distingue donc trois piliers : social, environnemental et économique. Une démarche responsable pour une entreprise est donc l’intégration de ces trois axes dans sa stratégie globale.

Le terme social doit être pris dans son sens originel c’est-à-dire qui englobe les aspects sociétaux. Il s’agit là non seulement des relations employeurs-salariés mais aussi des relations avec la société au sens large.

 

L’expérience acquise avec l’investissement dans des technologies et des pratiques commerciales écologiquement responsables suggère que, en allant plus loin que le respect de la législation, les entreprises pouvaient accroître leur compétitivité. L’application de normes sociales dépassant les obligations juridiques fondamentales, par exemple, dans le domaine de la formation, des conditions de travail ou des relations entre la direction et le personnel, peut également avoir des retombées directes sur la productivité. C’est ainsi que s’ouvre une voie permettant de gérer le changement et de concilier le développement social et une compétitivité accrue.

 

Même si, à ce jour, la responsabilité sociale des entreprises est principalement promue par de grandes sociétés ou des multinationales, elle revêt une importance dans tous les types d’entreprises et tous les secteurs d’activité, de la PME à la multinationale. Il est capital qu’elle soit plus largement appliquée dans les PME, y compris les microentreprises, puisque ce sont elles qui contribuent le plus à l’économie et à l’emploi.

 

Les pratiques de RSE sont guidées par des pratiques puisées dans de grands documents de référence qui fixent des contenus normatifs appelés à orienter le comportement des firmes dans le domaine social et environnemental.

 

Citons entre autres :

 

     -L’ONU avec notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme, la convention relative aux droits de l’enfant, la Déclaration de Rio sur l’environnement, l’Agenda 21, le Sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg…

 

     -L’OIT (Organisation Internationale du Travail) à travers ses différentes déclarations.

 

    -L’OCDE avec ses principes directeurs.

 

    -L’UE avec notamment son livre vert : « Promouvoir un cadre européen pour la responsabilité sociale des entreprises » de 2001, toujours considéré comme le document de référence.

 

Les ONG, les consommateurs, les syndicats… ont également un rôle important à jouer dans la RSE, notamment en mettant en lumière les bonnes pratiques et en les diffusant.

 

 

Sources :

Commission de l’Union européenne (2001), Promouvoir un cadre européen pour la responsabilité sociale des entreprises, Livre vert. Consultable ici.

Michel Capron, Françoise Quairel-Lanoizelée (2007), La responsabilité sociale d’entreprise, Collection Repères, Edition La Découverte.

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